logo

JOCKER

JOKER

08.09 - 07.10.2017

Né en 1972 dans l’est de la  France, de nationalité Franco-Belge, ancien militaire et cadre dans la grande distribution, Kadarik  vit et travaille à Abidjan.

L’artiste embrasse sa vocation à la faveur  d’un déclic. La vue  d’une toile et de la peinture chez un commerçant, alors qu’il était à la recherche d’une ampoule, déclenche en lui une émotion  telle qu’il décide de devenir artiste peintre.  Sans bagage académique artistique, mais sous l’impulsion de cette rencontre exigeante, audacieuse et créatrice, Kadarik  choisit et s’impose dans le domaine qu’il préfère et qui l’attire: la peinture d’une époque, le Pop Art  ou art populaire. S’inspirant  des codes de la publicité et des bandes dessinées l’artiste s’éloigne d’un monde qui n’est plus à la mode.

En réaction contre l’art élitiste, exigeant dans le choix de ses sujets où abondent le souvenir de ses voyages à travers le monde, l’actualité ou son vécu quotidien ; il est également audacieux dans sa liberté d’expression toute contemporaine. L’énergie  des couleurs de ses compositions abstraites contrebalancées par des œuvres figuratives ou des collages,  souligne l’originalité  créatrice de Kadarik.

Le visiteur est agréablement accueilli par une variété d’œuvres qui le confronte à  un monde en évolution,  un monde frénétique, changeant, un monde de tous les possibles. Plastique, bois,  papier, métal sont les  supports sur lesquels apparaissent, à l’acrylique ou l’utilisation d’une  technique mixte, les visages d’une  Maryline Monroe ou d’une Wonder Woman américaines, de Bob Marley et des super héros mythiques des temps modernes. Toujours par le biais du collage, l’artiste nous fait revivre les films de Larry Cohen et de Georges Lucas : « Les envahisseurs, la Guerre des Etoiles, OVNI… » des années 60/70. Plus récemment, il rappelle les attentats à New York le 11 Septembre 2001 et au nord de Londres, le 19 juin 2O17.

De cet ensemble parfois éclectique, perce la vision du monde de l’artiste. Un monde en voie de déshumanisation et la perte des valeurs fondamentales : l’amour, la solidarité, la fraternité. Tout semble s’effondrer et le dollar règne en maitre. Le Joker des comics américains des années 40 nous nargue d’un sourire cyniquement vainqueur alors qu’il immortalise l’image de notre impuissance. Une civilisation de violence s’installe que dénoncent les  références religieuses dans un des tableaux représentant  Mère Teresa en prière et  le Pape François sourire aux lèvres  le doigt  sur la gâchette.

L’artiste déplore l’érosion de ces valeurs et célèbre  toute vertu de résistance, afin que les hommes ne soient pas transformés en machine de guerre mais plutôt en acteurs d’une certaine « joie de vivre sans retenue » des années 60/70 prônée par Andy Warhol et Roy Lichtenstein, leaders du pop art des années 1960.

Event Details

  • From: 22 juillet 2018
  • To: 22 juillet 2018
  • Starting at: 00:00
  • Finishing at: 00:00